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Alain Lamballe

Général de brigade (cadre de réserve). St-Cyr. Docteur en sociologie politique. Diplômé de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) en hindi, ourdou et hongrois. Diplômé du Centre des Hautes Etudes sur l’Afrique et l’Asie Modernes (CHEAM). Diplômé de l’université de Delhi en hindi. A occupé des postes diplomatiques en Europe occidentale (Royaume-Uni), en Europe centrale (Hongrie, Autriche), en Europe balkanique (Bosnie-Herzégovine) et en Asie du Sud (Inde, Pakistan, Sri Lanka, Maldives). A effectué de nombreuses missions ponctuelles à travers le monde. Publications : un livre, Le problème tamoul à Sri Lanka (L’Harmattan, 1985) et quelque soixante-dix articles, en majorité sur les problèmes politiques, économiques et militaires de l’Asie du Sud. J'ai fait la connaissance d'Alain à partir de ma participation au groupe de réflexion Asie 21 (Futuribles) le 14 décembre 2005.

Liste des publications en français

Le Pakistan se vend à la Chine, l'Inde s'interroge - janvier 2007

Inde-Chine : les difficultés d’une coopération - novembre 2006

Franchir les montagnes en Asie du Sud - octobre 2006 (English)

Relations entre la Chine et l'Asie du Sud en 2020 - compétition ou alliance ? - mai 2006

Une possible entente entre l'Inde et la Chine? - avril-juin 2006

Offensives chinoises en Asie du Sud - avril 2006

Relations between China and South Asia: an analysis of Swaran Singh - 1st-Q 2006

The convergence underway between South Asia and China - 1st-Q 2006

India, a major international actor - janvier 2006 (English)

China's Relations with South Asia (in collaboration with Catherine Bouchet-Orphelin) - summer-autumn 2005

Terrorisme en Asie du Sud - (Nov 2005)

Relations entre l’Asie du Sud et l’Europe avec la collaboration de Catherine Bouchet-Orphelin (octobre 2005)

L'Asie du Sud : grandes peurs et grandes espérances - (juin 2002)

Article publié en langue allemande dans la revue de l’académie de défense autrichienne « Österreichische Militärische Zeitschrift », 6/2002, Vienne; disponible en allemand sur le site internet : www.bundesheer.at/omz > Archiv > 6/2002.

L'eau, source de conflits en Asie du Sud - (2000)

Article paru dans la revue « Guerres mondiales et conflits contemporains », n° 195/2000, Paris

Armée et politique au Pakistan - (mars 2000)

Article paru dans la revue « Défense nationale », mars 2000, Paris

Situation géostratégique en Asie du Sud - (1999 -2000)

"En avril 1998, le général Lamballe a fait un exposé devant les auditeurs de l'Institut des Hautes Études de la Défense Nationale sur les problèmes sécuritaires en Asie du Sud avant leur voyage d'études en Inde et au Pakistan. Il nous a semblé utile de publier l'essentiel de ses propos, au moment où le nouveau gouvernement indien a revu sa politique nucléaire (tests dans le désert du Rajasthan en mai de cette année). Cette présentation actualise diverses études du même auteur sur l'Inde et son environnement géostratégique, notamment celles parues dans la revue « Défense Nationale », sous l'anagramme Bellamal, en août-septembre 1981, mars 1982 et avril 1982 et sous son nom véritable en janvier et mars 1997 (Pakistan), en juillet 1997 (Xinjiang) et en décembre 1997 (Maldives)." Article paru dans « Les études du Cercle », revue publiée par le Cercle de Latour Maubourg (association des membres et anciens membres du Secrétariat General de la Défense Nationale), hiver 1999-2000, Paris.

Les essais nucléaires indiens et pakistanais de mai 1998 - (octobre 1999)

Article paru dans « Casoar », revue trimestrielle éditée par la Saint-Cyrienne, octobre 1999, Paris

Islamabad-Peshawar-Quetta : triangle conflictuel au sein du Pakistan - (septembre 1999)

La défense du Pakistan: les enjeux - (1998)

Conférence reprise dans l’ouvrage « Sonderschrift 50 Jahre Pakistan, zum 50-jährigen Jubiläum der Islamischen Republik Pakistan », Deutsch-Pakistanisches Forum e. V., Bonn, 1998

Le Cachemire dans les affaires intérieures du Pakistan  - (janvier 1997)

Article paru dans la revue « Défense Nationale », janvier 1997, Paris.

Alexander Adamopoulos

[Born in 1953, Alexander studied law, stage direction, and classical guitar in Athens, and sociology of law in Paris. He has worked for television, was a founding member of the Society of Friends of Yannis Christos, the Greek composer, worked closely with the Museum of Folk Instruments, and was a director of the National Theatre. In 1996, Alexander got to know Bharat Gupt, who was researching Greek theater in Athens. The latter sent Twelve and One Lies to Prof. V.Y. Kantak, who then invited Alexander to speak in 1998 to the Sahitya Akademi (Indian 'Literary Academy') in New Delhi, where he also contributed a paper on "The mask in the classical Hellenic theatre" to the international conference on "Man, Mind, and Mask" at the India International Center. The Sahitya Akademi published his book the following year. I began corresponding with Alexander after we were introduced in March 2005 by Bharat prior to my first visit to Greece. Elizabeth and I met him in person immediately upon our arrival in Athens on 28th April 05, and I was pleasantly surprised to learn that he is the nephew of Eliki Zanna, the Greek scholar of Indian art history, whom I had got to know not long after my arrival in Benares. Alexander kindly presented us with a copy of the English (re-) rendering of his play The Spiceman. - need to translate into French]

 Curriculum Vitae (mars 2005)

Douze et une mensonges - commentaires de Kantak, Aftab Seth; couverture - (2004)

André-Yves Portnoff

André-Yves Portnoff est docteur en métallurgie et directeur de l'Observatoire de la Révolution de l'intelligence dans le Groupe Futuribles. Il est le co-auteur de La Révolution de l'Intelligence (1983-1985), premier rapport introduisant en France le concept de révolution de l'immatériel. Journaliste, prospectiviste et consultant, il collabore aussi bien avec de grands groupes que de petites entreprises pour les aider à intégrer dans leurs stratégies et leur management les conséquences des évolutions tant humaines que techniques. Il a développé et applique une méthode originale (dite VIP) d'évaluation du capital global des organisations. Il s'intéresse particulièrement à l'influence des facteurs culturels et politiques sur la créativité et le développement et à l'identification des composantes communes aux différentes cultures orientales, occidentales et africaines. André-Yves participe, dans cette perspective, aux délibérations de l'équipe de réflexion Asie 21. En effet, j'ai fait sa connaissance juste avant notre  "tour de table" du 11 janvier 2005.

Le pari de l'intelligence : des puces, des souris et de hommes  - 2004

Sentiers d'innovation - décembre 2003 (Futuribles)

Édition bilingue français-anglais (Futuribles, décembre 2003).

Les conditions politiques du développement scientifique - déc 2002 (Futuribles)

Consumer, distribuer et produire en 2010 - novembre 2000

André-Yves est  co-auteur, avec Xavier Dalloz et Olivier Géradon de Vera, de ce rapport publié par  Gencod en novembre 2000.

Une révolution annule un autre - août 2000 (Arcvision)

Science, connaissance et conscience - 2000 (Arcvision)

Catherine Bouchet-Orphelin

Trade Consultant for Asian Affairs, Finaldées ; administratrice de sociétés. Précédemment expatriée à Pékin, CGE Alsthom International / responsable de zone export, Gec Alsthom Transformateurs de grande puissance Paris / conseiller Asie, Babcock Entreprise-groupe CNIM. DEA de chinois, DEA d’histoire, National Taiwan University. Auditrice IHEDN. Membre et coordinatrice de l'équipe française de réflexion : Asie 21 / Futuribles Les comptes rendus présentés ici étaient tous publiés sur le site Asie 21 dans le cadre de leurs débats mensuels.

L'Asie demain, permanences et mutations, Collectif Asie 21 , l’Harmattan, juin 2003, 236 pages. Cet ouvrage collectif a pour objectif d’engager une démarche prospective et contribuer à l'information d'un public large. Il se situe dans le cadre de cinq thèmes : les espaces asiatiques, la croissance économique, la question du modèle asiatique, la relation de l'Asie en général, de la Chine en particulier, avec les Etats-Unis et les relations entre l'Asie et l'Europe, avec de nombreuses annexes notamment sur les Sommets Europe-Asie, les ASEM. Les auteurs, parmi les meilleurs connaisseurs de l'Asie, offrent une grande diversité d'approche. Ce sont, pour la plupart, des membres d'Asie 21, le groupe de réflexion prospective sur l'Asie de futuribles international. Liste alphabétique des auteurs : Anne Androuais, Jean-Marie Boissou, Philippe Delalande, Henri Eyraud, Guy Faure, Anne Garrigue, Pierre Gentelle, Alain Henriot, Jean-François Huchet, Michel Jan, Marc Menguy, Rémi Perelman, Jean Perrin, François Raillon, Christian Taillard, Xavier de Villepin, Alain Wang.

 

Editions du Félin, Paris, 2000, 190 p

Presses de Sciences Po, Paris, 1998, 270 p.

Etienne Badimont, Ed. Labénaudie,1996,  334 p

Catherine Chalier

J'ai rencontré Catherine, soeur aînée d'Elizabeth, dès mon premier voyage à l'ouest en juin 1984, et elle nous a rendue visite l'année suivante à Benares. Au cours des années, j'avais connu son travail sur la philosophie juive meilleure et pour avoir également participé avec elle dans plusieurs événements savants et de la communauté (certains organisés par elle) : conférence interreligieuse sur le problème du mal autour de Levinas, Ricœur et Jacques Dupuy (8 ?); services commémoratifs pour son étudiant David Gritz tué tragiquement pendant un attentat-suicide à l'université hébreu de Jérusalem (2003) ; les réunions de deuil pour Charles Mopsik, etc. Catherine est devenu de plus en plus actif dans le dialogue interconfessionnel et a récemment participé à un échange public au centre de Georges Pompidou avec un disciple musulman qui avait récemment traduit Coran.  

Emmanuel Levinas à Pékin - mai 2004

La voie des larmes dans la tradition hébraïque  - 2003

Et si les larmes étaient aussi l’indice paradoxal de l’allégresse? Telle est la thèse provocatrice que défend la philosophe Catherine Chalier dans une étude fondée sur les grands textes hébraïques. Double provocation: d’une part rendre justice à une tradition trop souvent moquée par les penseurs, lesquels privilégiaient la raison au détriment de l’émotion; de l’autre révéler un pan méconnu du judaïsme, qui, passant outre l’interdit de la représentation divine, évoque les larmes du Messie se cachant pour s’épancher. Il se lamente sur le malheur des hommes pour se rapprocher d’eux, et le don des larmes est ce trait d’union qui permet aux créatures de rejoindre leur Créateur pour communier avec Lui dans une même fragilité. «Un homme se lève au milieu de la nuit pour pleurer sur la faiblesse de Dieu, en exil lui aussi.» Etrange et belle figure d’un Très Haut tout entier transi de passivité et qui se retire chaque jour dans un lieu secret pour sangloter. Humaines ou divines, les larmes sont l’aveu d’une détresse partagée.

Il y a une intelligence du cœur dont le christianisme fera un large usage puisque les sanglots, outre l’expérience du deuil et de la perte, attestent aussi la non-résignation au malheur, le rejet de la mort. Ils nous rappellent à «la fragilité du bien» venant éclairer nos vies, ils symbolisent la coexistence des contraires: désarroi et retrouvailles, ténèbres et lumière, désespoir et élévation. Il y aurait donc une propédeutique des larmes. Malheur à qui ne sait ni rire ni pleurer: car en se privant de la joie il se prive aussi de cette grâce qui permet aux affligés d’accueillir leur douleur et de la déjouer. Celui qui sanglote touche à cette région secrète de l’âme où la liberté l’emporte sur la peur et la bienveillance sur la haine.
Pour un croyant, ces belles pages de Catherine Chalier, qui évoquent parfois un Bataille ou un Mauriac, souligneront l’extraordinaire proximité des traditions juive et chrétienne et leur extraordinaire distance puisque ici le Messie reste à venir alors que là il est déjà advenu. Pour un agnostique, elles prouvent à quel point les grandes philosophies laïques restent enracinées dans la geste biblique. Décidément, nous n’en avons pas fini avec le religieux… dussions-nous en pleurer de dépit. - Pascal Bruckner, "La paix des larmes," Nouvel Observateur (Semaine du jeudi 10 avril 2003 - n°2005 - Livres)

Levinas et la féminine (anglais - traduit par Bettina Bergo)

L'interdit de la Représentation  - 2002

Publié comme appendix au livre de Catherine,  La  trace  de  l'infini:  Levinas  et  la  source  hébraïque (Cerf,  2002).

Aperçus de Catherine et de ses travaux (sur Google)

Bibliographie des ouvrages publiés - jusqu'à février 2003

Charles and Aline Mopsik

Charles Mopsik, long-time editor of the series on Judaism, Les Dix Paroles (Verdier Press), is probably the foremost specialist of the Kabbalah in France. A researcher at the French National Center for Scientific Research (CNRS), Charles also teaches Kabbalistic themes at the Écoles des Hautes Études en Sciences Sociales. We got to know him through our collaboration on "Union and Unity in Hindu Tantricism and Kabala" for Hananya Goodman, ed., Between Jerusalem and Benares: Comparative Studies in Judaism and Hinduism (SUNY Press, October 1994). We had also discussed plans for a collective volume on transgressive sacrality in the Jewish tradition. Charles subsequently introduced us to several specialists of Judaism, starting with Moshe Idel and most recently Jonathan Garb, and we had likewise introduced him to our circle of friends, such as Jacques Vigne. Charles Mopsik passed away in June 2003, while Elizabeth and I were in Paris, leaving behind a prodigious life-work of Kabbalistic studies. His last seminar at the EHESS was devoted to bio-ethics (cloning, etc.) from a (Jewish and particularly) Kabbalistic (golem, etc.) perspective. His latest book on ben Sira will appear in 2003 also with Verdier Press.

More than a painter, Aline is an artist at home with audio-visual media that extends to video and benefits from the participation of her whole family. You can enjoy her creations, visit her exhibitions, and explore her techniques of composition online at her homepage. The gallery of  images at Gal@rt have extensive commentary in French. The video presentation of Aline's artistic itinerary by her husband, Charles, lasts about 23 minutes and requires downloading almost 14MB.

Christian Bouchet

With a French 'aggregation' (competitive exam qualifying him to teach in the university), Dr. Christian M. Bouchet has been working for the last 20 years on the lucid dream to which had devoted his state thesis (1994), which he completed under the direction of Prof. Michel Hulin, who taught Indian and Comparative Philosophy at the Sorbonne. To complete this research, he devised in the 1980s methods of inducing oneiric lucidity that have allowed him to train, in a sustained manner, a hundred or so individuals in the practice of lucid dreaming. We were introduced to Christian in Dec. 2002 by his parents Jacqueline and Roland over dinner with Jacques Vigne, which we followed up with the entire evening of 4th Jan. 2003 devoted to a discussion of lucid dreaming with Christian, Jacques, Charles Mopsik and Jean-Marc.

Lucid Dream - abstract of state thesis [1994] on Consciousness

Christian's abstract was published in Spanish in the journal Sarasvatî, vol. 6 (2003, ISSN 1138-5235), pp.11-23.

Table of contents (also in original French) of state-thesis

Course in lucid dreaming in Paris (in French) directed by Christian

Though this course planned by Florence Ghibellini, herself a regular lucid dreamer, never really materialized, the outline of the procedures still remains interesting.

Denis Poncelet

Elizabeth Visuvalingam

L’Ailleurs de l’Autre dans le récit de Soi : L’autobiographie de Mohandâs Karamchand Gândhî

L'énigme de la loi dans le Procès de Kafka

Littérature et altérité : penser l'autre (1996)

Publié dans la Revue d'Études Françaises (Budapest, 1996), Actes des Journées d'Études Françaises (Budapest, du 25 au 27 janvier 1996), par le Dept. d'Études Française et le Centre Interuniversitaire d'Études Françaises de l'Université Eötvös Loránd de Budapest, avec le concours du Service Culturel de l'Ambassade de France en Hongrie.

Hesna Cailliau

Iqbal Surani

De culture ismaélienne, Iqbal est né à Madagascar. Diplômé de l'INALCO en langues ourdou et arabe, spécialiste de la littérature des khojas ismaéliens du Sous-continent indien, il poursuit ses recher­ches sur le mode de transmission du savoir chez les khojas.

Explication des vertus de la Connaissance dans le Kalâm-i Maulâ est l'exemple type de la pédagogie traditionnelle des ismaéliens. Cette étude bilingue, présentée pour la première fois en langue française, devrait attirer l'attention de ceux qui veulent approfondir leur connaissance de la culture ismaélienne, autant que celle des croyants en quête de spiritualité. Vous pouvez commander l'opuscule, publiée en 2003, de la Librairie d'Amérique et d; Orient, Jean Maisonneuve Successeur; 11rue Saint Sulpice, Paris (6e); 3 bis Place de la Sorbonne, Paris (5e). Pour un arrière-plan sur les Khoja, voir l'article Wikipédia qui fait référence à cet article. 

Jacqueline and Roland Bouchet

Jacqueline avait fait son doctorat en littérature anglaise à la Sorbonne sur (le thème de l' 'étranger' chez) George Elliott (dont le nom de plume était Mary Ann Evans). Roland a été responsable pour la mise en place des réseaux informatiques dans plusieurs départements de l'établissement académique français, y compris la Sorbonne. Ils s'occupent du Centre d'Information et de Documentation de l'Inde Francophone (CIDIF). Originaire d'une famille tamoule dans le comptoir français de Pondicherry, Jacqueline avait passé sa jeunesse en  IndoChine et en Afrique, où son père avait servi de magistrat dans l'administration française. Roland a récemment préparé pour la publication un tome par Olagnier.

Nous avons fait la connaissance de Jacqueline et de Roland pendant notre année "sabbatique" à Paris entre août 2002 - juillet 2003 à l'occasion de la visite des Belles Étrangères et la célébration d'une vingtaine d'écrivains indiens en France. Nous avons été  frappés pour la première fois par Jacqueline, quand elle est intervenue avec force après la table ronde avec Esther David, Shauna Singh Baldwin et Nirmal Verma a la Bibliothèque Marguerite Durand autour du thème de "La féminine indicible parmi les écrivains indiens." Mais, nous ne nous sommes vraiment connus qu'à l'occasion de notre rencontre, quand nous sommes arrivés tôt pour écouter les conférences en anglais (et en français !) de Shashi Tharoor à la librairie Atelier le 26 novembre. Nous avons découvert chez Roland une combinaison heureuse de l'informatique et des connaissances étendues en sciences humaines, et Sunthar avait trouvé remarquablement facile d'expliquer ses recherches sur la sacralité transgressive à un esprit aussi familier avec les penseurs français comme Caillois, Bataille, Girard. Roland nous parlait  surtout des recherches fascinantes de leur fils, Christian. Nous nous sommes rencontrés par la suite à tout autre événement  autour de ces célébrités indiennes en visite (y compris Arundhati Roy à la Sorbonne le 4 décembre). Le 14  décembre, il nous avaient invités, ainsi que Jacques Vigne et Shyamala (une amie malaisienne) à dîner, où nous avons tous fait la connaissance de Christian. Nous nous sommes revus pendant notre 2me année "sabbatique" (sep 04 - juin 05) à Paris lors du colloque "L'Inde et la mondialisation" au Sénat. Ils ont ainsi invité Sunthar chez eux 28 novembre 04 pour faire la connaissance de leur fille Catherine. Nous continuons toujours de collaborer en publiant des articles parus dans la lettre de CIDIF sur notre site svAbhinava.

Jacques Vigne

Lorsque Jacques Vigne nous a rendu visite à l'Université Hindoue de Bénarès (BHU) dans le début des années 1980 (avec une référence de Jayanti Mishra, une amie commune bengali), il bénéficiait d'une bourse française Romain Rolland pour  travailler sur un livre comparant la relation gourou-disciple en Inde avec l'interaction thérapeute-patient dans l'Ouest (voir réserver en ligne en français et en anglais). Nous lui avions présenté à notre cercle cosmopolite d'amis et d'universitaires à Bénarès, et il fut bientôt un visiteur régulier là-bas. Par la suite, Jacques avait renoncé à un placement de haut niveau pour pratiquer la psychiatrie à l'hôpital prestigieux de  Saint-Anne et donc à une carrière prometteuse en France afin de s'assoir aux pieds de maitres spirituels hindous, comme Swami Vijayananda (lui-même un médecin d'origine juive de l'Ouest) à Ma Anandamayi de Ashram à Hardwar. Issu d'un milieu catholique dévot—par exemple, il chante des chants grégoriens médiévale (parfois avec son frère), et ce, à notre appartement BHU à l'occasion de la visite de Swami Agehananda Bharati—Jacques s'était également exercé en tant que psychiatre en Afrique du Nord. Beaucoup de ses écrits reflètent la volonté de concilier les différentes approches des traditions diverses (hindoues, bouddhistes, chrétiennes, soufies, etc.) vers une expérience mystique d'unificatrice. En outre, il collabore activement avec les milieux (surtout français) de psychanalystes, psychiatres et médecins qui sont, eux aussi, désireux d'intégrer les techniques séculaires de la guérison spirituelle venant de l'Est dans leur pratique clinique. Comme Oscar, Jacques contribuait régulièrement au magazine Sarasvatî publié en espagnol par la Fondation Purusa. Vivant en Inde depuis plus de 17 ans, Jacques passent la plupart de l'année dans la solitude de l'Himalaya, près Rishikish, en visite en Europe régulièrement pour organiser des ateliers et des groupes spirituels directeurs des Occidentaux sur les «pèlerinages» aux lieux saints de l'Inde. Nous avons été ravis de renouveler notre amitié avec Jacques lors de son séjour en France à la fin 2002, et lui ont participer à notre dernière session avec Christian sur le rêve lucide. Nous l'avons revu le plus récemment à Paris le 28 décembre 2010.

Jean-Marc de Grave

J'ai fait la connaissance de Jean-Marc à travers nos échanges ouvertes après sa conférence le 2 décembre 2002 sur "Islam et Javanisme en Indonésie : l'exemple de l'initiation rituelle dans les pratiques martiales" dans le cadre du séminaire de Marc Gaborieau sur "L'islam dans le  sous-continent indo-pakistanais." Il me semblait évident en regardant quelques uns des extraits de texte et la terminologie utilisée qu'il s'agissait d'une tradition Kaula tantrique qui a été retravaillée et adaptée à un contexte islamique. Particulièrement frappant était l'élaboration de la théorie sanskrite du rasa à partir du champ sinon restreint de l'esthétique à un mode existentiel de l'être pour l'initié musulman indonésien, et le rôle d'éros (shrngâra) et du culte de Bhairava pour, parmi d'autres buts, maîtriser le corps en suivant la discipline des arts martiaux. Nous avons subséquemment déjeunés ensemble quelques fois pour afin de discuter l'arrière-plan plus large des ses recherches et son implication personnelle dans la tradition des arts martiaux dans l'Asie de Sud-est. Avec sa femme japonaise, Etsuko, une peintre, nous nous somme réunis chez nous (à Paris, rue de la Sorbonne) en janvier 2003 avec Charles Mopsik, Jacques Vigne, Christian Bouchet et des autres pour une discussion-marathon sur le rêve lucide (parce que dans la tradition tantrique indienne, les rêves, et leur interprétation, jouent un rôle aussi important dans l'initiation que pour les arts martiaux javanais). Le  29 mai 2003, nous avons eu le plaisir de visiter avec Jean-Marc et Etsuko le Musée Monet à Giverny, juste en dehors de Vernon où ils habitent, avant de passer un après-midi bien agréable discutant l'anthropologie française, etc., avec plusieurs de ses collègues, qui travaillent sur la Chine et l'Indonésie and appartiennent au même groupe de recherche, sous la direction de Jean-Claude Galey (qui était très proche à Louis Dumont)Jean-Marc avait passé tout le mois de juin 2003 en Malaisie pour étudier le Pancak Silat (une autre tradition des arts martiaux) avant de poursuivre ses recherches à Java. À Kuala Lumpur, il a eu l'occasion de passer assez de temps avec mes amis d'enfance et avec ma famille. J'ai revu Jean-Marc le 19 octobre 2004 à l'occasion de sa conférence sur "Implication sociale du mouvement découpé, Exemples indonésiens," au Collège de France dans le cadre du colloque Marey et la Physiologie du mouvement.

Initiation Rituelle et Arts Martiaux :  Trois écoles de kanuragan javanais (L'Harmattan; ISBN : 2-7475-0242-2 • 2001 • 372 pages): "Le thème abordé traite des pratiques initiatiques et des arts martiaux javanais tels qu'on les trouve dans le sultanat Yogyakarta. Il s'agit d'un sujet porteur qui se situe au carrefour de plusieurs champs d'intérêt : rituels, religion, politique, techniques du corps, savoir-faire, arts rituels, sport. L'analyse présentée éclaire en quelque façon le caractère compétitif du système moderne de formation et de production." Jean-Marc a eu la gentilesse de nous faire cadeau de son livre peu après notre première rencontre.

Les formes de Sri Canda Birawa (Bhairava), Sri Smaragama, union amoureuse et implication sociale, rapport ‘mariage de Sri - rites nuptiaux / Canda Birawa - Smaragama'

Arjunawiwaha (le mariage d'Arjuna), Dewa Ruci, le rapport aux connaissances, yoga et méditation, autour du « ressenti » : pratique et transmission, combat et amour; autour du « ressenti »  pratique et transmission, combat et amour; relation maître/élève;  fidélité, autorité, paix, combat, héroïsme, illusion : comment les idées-valeurs dominantes se mettent en place; mythe de création de l’alphabet javanais : le carakan et les deux pôles relationnels, Valeur alternée et synchronique des deux pôles.

J'ai pu assister à cette conférence donnée par Jean-Marc dans le cadre du colloque sur  "Marey et la Physiologie du mouvement" (18-19 octobre 2004) au Collège de France, et reprendre contact avec lui brièvement après.

Karine Ledrech

Karine is completing her French doctorate in art history at the University of Paris-IV on the Iconography of Bhairava in South Indian sculpture (till the XIIIth century). We were introduced to her (and Kristèle) towards the end of our 'sabbatical' year in Paris, on 8th July 2003, by David Dubois. Before working in South India, Karine had also done some research on the iconography of Bhairava in the Katmandu Valley, which is highly original, hybrid and influenced by (Vajrayâna) Buddhism.

Mohammad-Réza Fashahi

"Born in 1945 in Tehran, the son of an editor and autodidact theologian, whose faith was more important than his own son, I was brought up amidst Koranic verses that I learnt by heart and the theological discourses of my father who translated, prefaced and published the works of great Shiite thinkers (masters) such as Sadough, Hilli and Fayz Kâchâni. The year 1960 was a decisive year in my life. Kennedy was elected President of the United States and the silence that reigned in Iran since the coup d'état of 1953 was broken and liberal opposition parties began their semi-clandestine activity. It was from this epoch that I was confronted with the first philosophical, sociological and political questions: What is power? What is the Scientific Revolution? Why are there triumphant and vanquished peoples? What is liberty? Why is the third world plunged in intellectual and economic misery, etc. Some years later, I discovered new horizons: Machiavelli, Locke, Rousseau, Comte, Darwin, Marx, Freud, Spencer, Einstein, Lenin, Russell, Sartre, whereas I had settled my accounts with neither Zarathustra nor with Avicenna. In me, intellectual and political militantism were confounded. In 1968, at the initiative of Al-e Ahmad and Béhâzine, the 'Association of Iranian Writers' was created. It was considered a subversive and illegal organization by the courtesans of the monarch. If I'm not mistaken, I was one of the youngest, if not the youngest of the founder-members of this association. But I was always in search of answers to the philosophical questions posed. I published everywhere. In the liberal weekly Ferdoussi, in the liberal magazine Néguine, in the leftist magazines like Tchâpâr and Sahar, the editor of which was the young poet Golésorkhi and finally in the magazine Djongué Esféhân published by the partisans of Sartre. Another important point: despite my attachment to philosophy, I could not rid myself of literature and sociology. In me, the poetical, the philosophical and the sociological were one: from Sophocles to Stendhal, Melville, Tolstoy, Ibsen, Blake, Yeats, through Marx, Nietzsche, Unamuno, Bergson, Gurvitch and Althusser, not forgetting contemporary thinkers of the third world." [pp.12-13] [p.14>] "While I searched for satisfactory answers across philosophical, literary and sociological works to fundamental philosophical questions [p.15>] such as being, liberty, the meaning of history, progress, knowledge, etc., I progressively had the feeling that the Koranic revelation and Greek reason were incompatible, finding themselves on opposite poles. On the other hand, I had the feeling that there ought to be a direct relation between the defeat of philosophy in the East, philosophy in the Greek sense, and Eastern theocracy (theocratic despotism in China, theocratic aristocracy in India, theocratic monarchy in Persia and the theocracy of the Semitic peoples). This feeling appeared in me at the beginning of 70's, developed and gradually became a certitude. But the proofs that would demonstrate this idea could be brought together only through a comparative study of Western and Eastern, and in particular Islamic, thought. In other words, to understand Avicenna and Averroes was impossible without understanding Aristotle, Plato and Thomas Aquinas. The Songs of Zarathustra were not only the starting point for my researches in philosophy, but also the title of the first chapter of my first published work: Intellectual and social development in Iran. I was aware of the importance of the Avesta regarding the passage from the nomadic to the urban mode of life, that is to say, the passage from an archaic conception of the world to the discovery of the 'supreme principle' as Hegel said. My aim was to try and bring to light the weaknesses and strengths of this heritage." Aristotle of Baghdad: from Greek Reason to Koranic Revelation (Paris: L'Harmattan, 1995; ISBN: 2-7384-3738-9), translated by Sunthar V.

We were introduced to Mohammad and his family in 29 Sep. 2002 by his colleague at the Philosophy Dept. of Paris-VIII University, Dr. Rada Ivekovic (whom we have known from Benares and who has recently published a book on the city). We discussed the respective contributions of (Shia) Islam, Western (neo-) colonialism and (Aryan) theocracy towards the current impasse of Iranian society and the alienation of its intelligentsia. As regards, the 'incompatibility' between reason and intuition in Shia intellectual history, I have been urging Mohammad ever since to look at this problematic in the 'philosophical' work of Abhinavagupta, as a possible way to mediate the opposition between these two faculties.  I have been attending several of Mohammed's seminars confronting Western and Islamic thought on such diverse subjects as revelation, mysticism and apocalypse.

Nick J. Allen

"Né en 1939, Nick Allen étudia la médecine à Oxford avant de se spécialiser dans l'anthropologie et la langue Thulung (Est du Népal), qui se situe dans la tradition de Marcel Mauss et de Georges Dumézil, qui fut directeur d'étude associé à l'EHES (Paris), et fit une campagne sur le terrain au Népal. Ses travaux de comparatiste abordent le délicat problème de structures narratives communes aux Indo-Européens : entre les épopées celtes, indiennes, grecques ou d'autres cultures indo-européennes, ne retrouve-t-on pas des schémas narratifs identiques qui amènent à penser à un modèle commun? De même, là où G. Dumézil voyait trois fonctions pour caractériser l'idéologie indo-européenne, ne faut-il pas en rajouter une quatrième explicative à son tour de certains faits propres à certains récits? Telle l'hypothèse novatrice  de l'auteur." [Éditions Carâcara]

"Nous vous invitons vivement à consulter ces deux sites pour y découvrir le travail de comparatiste, de grammairien, d'anthropologue de ce chercheur" [Éditions Carâcara]

 

Patrick Laude

Patrick, who teaches French literature at Georgetown University, has been shaped in his outlook by the metaphysics of Frithjof Schuon and Seyyed Hossein Nasr. He did his M.A. (!983) and Ph.D. (1985) in French literature at Indiana University (Bloomington).

I got to know Patrick through the exchange on René Guénon that I had with him and another member of his panel after his talk on "Taoist adventures in the XXth century: Matgioi, Guénon, Grenier, Étiemble," during the 3-day Sorbonne Colloquium on "The Encounter of Eastern and Western Religions in Modern Literature" (6-8 February 2003), and my subsequent report on the Guénonian presence there.

Patrick has requested feedback on his paper on "Holy Fools, Sacred Clowns and Demiurgic Tricksters: On Laughter and the Ambiguity of Mâyâ" (that was also published in French in Connaissance des Religions, n° 60, octobre-novembre 1999, pp. 10-46). All the more as he is planning to devote his sabbatical in Fall 2003 to developing its themes and intuitions into a full-fledged work. You can provide feedback at our Abhinavagupta and/or Humor forums at Yahoo!Groups.

Paul Fenton

Scriptural exegesis in Kabbala and Sufism (in French, 26  Feb 2009)  

Paul Fenton aborde ici les quatre modes d'exégèse scripturaire chez Alâ ad-Dawla al-Simnânî (1261-1336), qui établit sa propre herméneutique ou interprétation des textes en rapport avec la mystique expérimentale de la lumière. Admettant que le sens exotérique est inséparable du sens ésotérique, il sonde les différents niveaux de l'être en correspondance avec les différents niveaux exégètiques, à travers les phénomènes visionnaires, les "photismes" colorés - comme indices de l'avancement spirituel de l'itinérant sur le chemin -, et les diverses manifestations du "Moi" supérieur. Il établit ainsi une connexion entre l'herméneutique et l'anthropologie mystique qui implique que le sens caché progresse en même temps que la croissance de "l'organisme subtil" caché dans l'être humain. Conférence filmée lors de la 4ème journée Henry Corbin, organisée par l'Association des Amis de Henry et Stella Corbin.

The Treatise of the Pool: Al-Mawala Al Hawdiyya (Obadyah Maimonides) - June 1981

Hardcover: 146 pages Publisher: Octagon Press, Limited; 1st edition (June 1981) Language: English ISBN-10: 0900860871 ISBN-13: 978-0900860874

 Lesser and greater Jihad in Sufism and Judaism (YouTube, Lapis Magazine 2007) - note [external]

Lapismagazine.org presents Paul Fenton speaking about the lesser and greater jihad, and telling stories of Sufi and Jewish similarities in language and history. The presentation is from lapismagazine's 2007 Esoteric Quest for The Golden Age of Andalusia: Sufis, Kabbalists and Christian Philosophers in Medieval Spain.

Soucé Antoine Pitchaya

Soucé Antoine Pitchaya est un témoin vivant d’une double culture parfaitement assumée. Né à Pondichéry où il a fait ses études secondaires, il a suivi des études de Sciences politiques à l’université de Genève, à la London Shool of Economics et à l’université d’Aix-Marseille, des études de Lettres à la Sorbonne et de Langues et Civilisations indiennes à Madras. Il a étudié la philosophie indienne à Pondichéry. Après avoir enseigné le français, langue étrangère, au Centre culturel français et à l’Alliance française de Calcutta dont il a occupé les fonctions de secrétaire, il a poursuivi sa carrière à l’université de la Réunion où il a enseigné, dans le cadre de l’Institut de Linguistique et d’Anthropologie, l’anglais, le hindi et la civilisation indienne. Il partage son temps entre différentes parties du monde, mais il est toujours fidèle à Pondichéry et à la Réunion. Soucé Antoine Pitchaya met avec bonheur ses dons de pédagogue et de vulgarisateur au service de ses étudiants et de ses auditeurs à qui il sait communiquer ses vastes connaissances. Dans la presse indienne, il présente les auteurs français, de Molière à Sartre et Malraux, dans les revues françaises il présente l’Inde sous ses différents aspects.  Son éclectisme intellectuel lui permet d’aborder des domaines à la fois larges et différents comme le montrent les deux documents que nous publions ci-après : un article sur les Sciences dans la pensée indienne et une causerie devant des étudiants sur le Vedanta. Sa curiosité inlassable dans des domaines divers et ses vastes connaissances font de Soucé Antoine Pitchaya un passeur entre les deux cultures française et indienne. Il nous en donne la preuve ici. Et dans cette même Lettre, nous le retrouvons comme lecteur et présentateur d’un Leconte de Lisle “ hindou”